Feuille de temps ou punch in : comment suivre les heures de vos employés

Équipe Tandem · · 3 min de lecture

Combien d’heures votre équipe a-t-elle vraiment travaillé la semaine dernière? Si la réponse demande de déchiffrer des feuilles de temps, de relire des textos ou de faire confiance à la mémoire de chacun, vous payez probablement des heures qui n’ont pas été travaillées… ou vous en oubliez qui l’ont été.

Voici les quatre façons les plus courantes de suivre les heures, avec leurs forces et leurs limites, et ce que la loi vous demande de conserver.

Ce que la loi exige : un registre des heures

Au Québec, l’employeur doit tenir un système d’enregistrement ou un registre qui contient notamment, pour chaque employé, les heures travaillées chaque jour et les heures supplémentaires, en plus des renseignements sur le salaire versé. La CNESST précise ce que doit contenir le registre des salaires. En cas de plainte, c’est ce registre qui sert de preuve.

La loi n’impose pas d’outil précis. Mais plus vos données sont précises et difficiles à modifier après coup, plus elles sont faciles à défendre, et plus votre paie est juste. C’est aussi ce registre qui sert à établir les heures supplémentaires, qui se calculent par semaine et non par journée.

1. La feuille de temps papier

Pour : gratuite, aucune formation, fonctionne partout.

Contre : l’heure inscrite est celle que l’employé déclare, souvent arrondie. Les feuilles se perdent, se remplissent en retard, et tout doit être recopié à la main pour la paie, avec le risque d’erreur que ça implique. Vérifier une feuille de temps après coup est à peu près impossible.

Pour qui : une ou deux personnes, avec des horaires fixes.

2. Le tableur partagé

Pour : les totaux se calculent automatiquement, et le fichier est facile à envoyer au comptable.

Contre : n’importe qui peut modifier n’importe quelle cellule, sans trace. Les employés doivent y avoir accès (ou vous devez tout saisir vous-même). Et les formules finissent toujours par se briser.

Pour qui : une petite équipe où le gestionnaire saisit lui-même les heures.

3. Le punch in mural

Pour : chaque entrée et chaque sortie est horodatée par la machine, pas par l’employé.

Contre : un appareil à acheter et à entretenir, attaché à un seul endroit. Les employés qui travaillent sur la route ou sur plusieurs sites ne peuvent pas l’utiliser. Et bien souvent, les données doivent encore être exportées et retravaillées avant la paie.

Pour qui : un seul lieu de travail, tous les employés sur place.

4. L’application de pointage

Pour : l’horodatage du punch in, sans le matériel. Les employés pointent sur leur téléphone ou sur une tablette partagée à l’entrée (mode kiosque). Les heures arrivent directement dans le système, où le gestionnaire les révise et les approuve, puis les exporte pour la paie.

Contre : un abonnement mensuel, et quelques minutes pour configurer l’équipe.

Pour qui : la plupart des PME à partir de trois ou quatre employés, surtout avec des horaires variables.

Rapport des heures travaillées dans une application de pointage : heures travaillées, heures supplémentaires et export CSV pour la paie, en remplacement de la feuille de temps papier
Avec une application, les heures pointées se totalisent seules et s’exportent pour la paie : plus rien à recopier.

Comparatif rapide

PapierTableurPunch in muralApplication
Horodatage fiableNonNonOuiOui
Plusieurs lieuxOuiOuiNonOui
Approbation par le gestionnaireSignatureManuelleVariableIntégrée
Export vers la paieRecopierOui, à nettoyerVariableOui
Coût de départ0 $0 $Achat de l’appareilAbonnement

Le mode kiosque : le punch in sur une tablette

Pour les commerces et les restaurants, le compromis le plus simple est souvent une tablette fixée à l’entrée. Chaque employé pointe avec son propre NIP : pas besoin que tout le monde installe une application, et personne ne pointe depuis son salon. Si la tablette brise, n’importe quelle autre tablette fait l’affaire.

L’étape que tout le monde saute : l’approbation

Quel que soit l’outil, prenez l’habitude de réviser et d’approuver les heures avant chaque paie : un oubli de pointage de sortie, un quart prolongé sans raison, une pause non prise. Corriger à ce moment prend quelques secondes; corriger après la paie demande un ajustement sur la paie suivante et une explication à l’employé.

Si vous optez pour l’application

C’est l’option 4 ci-dessus. Dans Tandem, l’employé pointe sur son téléphone ou au kiosque avec son NIP, le gestionnaire approuve les heures à la fin de la période, puis exporte un fichier prêt pour la paie : l’étape d’approbation dont il est question plus haut est intégrée plutôt qu’à faire de mémoire. Gratuit pour les employés, à partir de 9,99 $ par mois pour l’entreprise.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique. Pour le détail des renseignements à conserver, consultez la CNESST.

Questions fréquentes

Un employeur est-il obligé de tenir un registre des heures au Québec?
Oui. L’employeur doit tenir un système d’enregistrement ou un registre qui contient notamment les heures travaillées chaque jour par chaque employé et les heures supplémentaires. La loi ne précise pas l’outil à utiliser.
Quelle est la différence entre un punch in et une feuille de temps?
La feuille de temps contient les heures déclarées par l’employé. Le punch in, mural ou dans une application, enregistre l’heure réelle d’entrée et de sortie au moment du pointage, ce qui le rend plus fiable et plus facile à vérifier.
Mes employés doivent-ils installer une application pour pointer?
Pas nécessairement. Avec un mode kiosque, une seule tablette à l’entrée suffit : chaque employé pointe avec son NIP personnel. Ceux qui le souhaitent peuvent aussi pointer depuis l’application sur leur téléphone.

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